Contexte :
Tant que l’idéal éducatif s’apparentait au dressage et que le père était tout-puissant, les sévices sur mineurs étaient admis. Dans le dernier quart du vingtième siècle, dans notre société, l’enfant a été reconnu comme un être à part entière et les violences sont désormais perçues comme des abus de pouvoir qui sont dénoncés, qu’il convient de prévenir et de sanctionner. Si les comportements violents facilement identifiables comme tels font l’objet de sanctions systématiques, d’autres actes, commis sur les plus jeunes, restent cependant impunis par méconnaissance des mécanismes à l’origine des blessures faisant l’objet de constats médicaux. Cette session vise donc non seulement à favoriser une réflexion générale sur le traitement judiciaire, notamment pénal, des violences commises sur les mineurs mais aussi à fournir des données scientifiques pour mieux appréhender certaines formes de violences aux conséquences particulièrement graves. Ainsi, seront notamment étudiés les fondements anthropologiques et psychologiques des violences sur mineurs, l’articulation entre exercice de l’autorité et comportements violents, la problématique des infanticides. Le syndrome du bébé secoué fera par ailleurs l’objet de développements particuliers : présentation des données médicales et problématique du traitement judiciaire. La question des mutilations sexuelles sera également traitée.
Pédagogie :
Des interventions d’historiens, de sociologues, de pédo-psychiatres, de neurologues mais aussi de magistrats permettront de nourrir les débats qui suivront les enseignements magistraux.