Contexte :
12.000 morts par suicide sont dénombrées chaque année en France et au moins 160.000 tentatives de suicide. Sur le terrain, la prévention du suicide passe par une meilleure identification des personnes ayant des idées suicidaires et la mise en place de mesures pour soulager leur souffrance.
Les médecins et autres soignants sont certes en première ligne dans cette lutte mais d’autres professionnels sont directement confrontés à des personnes en crise suicidaire, ou susceptibles d'y entrer, lors de décisions prises dans un contexte conflictuel ou particulièrement douloureux.
C’est le cas pour les greffiers et les juges, que ces derniers soient juges des enfants, juges aux affaires familiales, juges d’instruction ou juges chargés de la protection des personnes vulnérables, juge civil ou pénal, parquetier ou du siège.
Jusqu’où le juge est- il concerné par cette question, peut-il être ou devenir, dans cette interaction, l’un des acteurs sociétal de la prévention du suicide, et si oui, par quelles mesures, quelle organisation et dans quelles limites ?
Pédagogie :
Ce colloque, présidé par une personnalité s’intéressant à la question du suicide et animé par un magistrat et un psychiatre praticien hospitalier propose d’aborder l’ensemble de ces questions et de donner quelques clés de compréhension d’une situation qui ne peut perdurer.
Il est le résultat d’un atelier poursuivi sur deux ans avec magistrats et médecin à l’ENM.